Accueil > A la une > Actualités > Communication > Le baromètre Viavoice - BPCE des projets des Français - Septembre 2011

Le baromètre Viavoice - BPCE des projets des Français - Septembre 2011

05 Octobre 2011 - BPCE, Les Echos, France Info et Viavoice viennent de publier les résultats du baromètre mensuel des projets des Français.

Repli des inquiétudes en matière de pouvoir d’achat, malgré une forte défiance envers les acteurs susceptibles d’apporter des solutions

De façon inattendue étant donné le contexte économique et financier, les inquiétudes concernant le pouvoir d’achat sont en baisse ce mois-ci, après avoir été en forte recrudescence à la rentrée : 48 % des personnes interrogées pensent que leur pouvoir d’achat va diminuer au cours des prochains mois, soit une baisse de 7 points par rapport au résultat enregistré le mois dernier.
En revanche, ce sondage fait apparaître une défiance forte envers les principaux acteurs économiques et politiques sur la question du pouvoir d’achat puisque près d’un Français sur deux (46 %) déclare ne faire confiance à "personne" pour améliorer son pouvoir d’achat.

Pouvoir d’achat : des inquiétudes en baisse

La baisse des inquiétudes en matière de pouvoir d’achat s’explique par des préoccupations sectorielles en repli : le prix de l’essence n’est plus cité que par 31 % des personnes interrogées comme étant un des "postes de dépense qui préoccupent le plus pour les trois prochains mois", contre 48 % en mai 2011. En revanche, plusieurs postes de dépenses sont considérés comme de plus en plus préoccupants par les Français : 32 % (+6) des personnes interrogées citent "les impôts", 24 % (+4) "les dépenses de santé", avec des catégories particulièrement inquiètes sur ces points : les cadres concernant la fiscalité (49 % d’entre eux citent les impôts) et les retraités concernant les dépenses de santé (36 %).

Ces évolutions sont essentiellement liées à l’actualité économique récente, avec deux événements majeurs qui ont marqué l’opinion publique :

  • La crise de la dette, d’abord : celle-ci devrait freiner la croissance, mais pourrait également limiter le prix des matières premières dans les mois à venir ; en ce qui concerne l’essence en particulier, si pour le moment l’euro bas empêche une baisse importante des prix à la pompe, une telle baisse est envisageable à moyen terme ;
  • Le plan de rigueur gouvernemental voté au début du mois crée à l’inverse de nouvelles inquiétudes avec une augmentation des taxes sur l’alcool, le tabac, les boissons sucrées ou encore la hausse de la taxe sur les mutuelles, qui devrait être en grande partie répercutée auprès des consommateurs.

Les acteurs politiques et économiques peu crédibles face au problème du pouvoir d’achat

Pour autant, malgré une conjoncture économique très changeante et des priorités qui ont évolué, il est frappant de remarquer que les Français se révèlent particulièrement sceptiques sur la capacité des dirigeants politiques, économiques ou syndicaux à résoudre cet enjeu du pouvoir d’achat :

  • Concrètement, 46 % des personnes interrogées déclarent ne faire confiance à "personne" pour "améliorer leur pouvoir d’achat à l’avenir" ;
  • Les acteurs les plus crédibles pour améliorer le pouvoir d’achat restent les "associations de consommateurs" (20 %).

A quelques mois de l’élection présidentielle, on observe par ailleurs que ni le président de la République (10 %) ni l’opposition (8 %) ne paraissent crédibles sur cette question, alors même que cette dernière pourrait s’imposer, comme en 2007, comme un thème majeur de la campagne.

Des intentions d’épargne et de dépenses stables

Face à un système financier très fragile ces derniers mois, les Français conservent des intentions de dépenses et d’épargne stables :

  • En matière d’épargne, 10 % envisagent de mettre "plus d’argent" de côté que ces derniers mois, 33 % "autant d’argent" et 31 % "moins d’argent" ;
  • En matière de dépenses, 14 % envisagent de dépenser "plus d’argent" que ces derniers mois pour l’alimentation et l’habillement, 51 % "autant d’argent" et 30 % "moins d’argent". Les intentions d’achat d’une maison ou d’un appartement restent également stables à 4 %.

Cette stabilité des comportements individuels est plutôt rassurante en période de crise : d’abord parce qu’elle montre qu’en dépit des inquiétudes des marchés, les ménages restent relativement confiants, mais encore parce que la consommation et l’épargne individuelles sont essentielles à l’heure où les acteurs institutionnels risquent de limiter leurs investissements.

Pour en savoir plus : le baromètre des Français